Ne laissez pas la honte ou la peur de la police vous empêcher d'appeler les secours. Une vie vaut bien plus qu'un moment de gêne.

Étape 1: Appelez les secours

  • Appelez les urgences MAINTENANT (le 112 partout en Europe, le 15 pour le SAMU en France, le 911 au Canada/États-Unis).
  • Que dire: "Quelqu'un a fait un malaise / ne respire plus / est inconscient. Je pense que la personne a pris [nommez le produit si vous le savez]."
  • Donnez votre adresse exacte. Restez en ligne avec l'opérateur.

Dans la grande majorité des pays, les secouristes sont soumis au secret médical et ne sont pas là pour vous dénoncer aux forces de l'ordre. Leur seul but est de sauver une vie. Même si vous avez peur, appelez quand même.

Étape 2: En attendant les secours

Si la personne est INCONSCIENTE mais RESPIRE:

Position Latérale de Sécurité (PLS):

  1. Basculez la personne sur le côté (jamais sur le dos).
  2. Inclinez légèrement sa tête vers l'arrière pour dégager les voies respiratoires et ouvrir la bouche. Cela évite qu'elle ne s'étouffe avec son propre vomi — la première cause de décès lors d'une overdose au G (GHB/GBL) ou à l'alcool.

Vérifiez son état de conscience: Appelez-la par son nom assez fort et secouez-lui les épaules. Sans réaction, testez la réaction à la douleur en frottant vigoureusement le centre de sa poitrine (le sternum) avec vos phalanges. Si elle ne réagit pas, ne gémit pas ou ne se réveille pas, c'est une urgence médicale absolue. Ne partez pas du principe qu'elle est juste en train de « cuver » ou de faire un "G-nap" (sommeil profond).

Restez à côté d'elle. Ne la laissez pas seule. Surveillez sa respiration en permanence.

Si la personne NE RESPIRE PLUS:

  1. Commencez un massage cardiaque (RCP) si vous savez comment faire. Compressions: fermes et rapides, au centre de la poitrine, à un rythme de 100 à 120 battements par minute.
  2. Si vous ne savez pas le faire : le régulateur au téléphone vous guidera pas à pas. Restez en ligne.

Administrez de la Naloxone (Prenoxad, Nyxoid, Narcan) si vous en avez. En Europe et en Amérique du Nord, les drogues festives (Tina/meth, coke, kétamine) sont de plus en plus souvent coupées avec des opioïdes de synthèse mortels (fentanyl, nitazènes). Utilisez-la maintenant même si vous pensez qu'il n'y a pas eu d'opioïdes consommés. C'est totalement inoffensif si la personne n'a pas pris d'opioïdes, mais ça peut lui sauver la vie si c'est le cas.

Si la personne CONVULSE (crise d'épilepsie):

  1. Ne cherchez PAS à l'immobiliser et ne mettez absolument rien dans sa bouche (ni doigts, ni objets).
  2. Éloignez les meubles et objets autour d'elle pour éviter qu'elle ne se blesse en se débattant.
  3. Chronométrez la crise. Précisez sa durée aux secouristes à leur arrivée.

Étape 3: Que dire aux secouristes

Soyez 100 % transparent. Ils ont besoin de faits pour administrer le bon traitement, pas pour vous juger.

  • Ce qui a été consommé (G, Meth/Tina, 3-MMC, MDMA, poppers, médicaments... soyez précis).
  • Les quantités (même approximatives).
  • L'heure (à quand remonte la dernière prise).
  • Les mélanges éventuels (alcool, autres prods, Viagra/Cialis).
  • Les antécédents médicaux (si vous les connaissez).

Dangers spécifiques à connaître

SituationRisque principalAction immédiate
GHB + AlcoolDétresse respiratoire — la respiration s'arrêteMise en PLS. Appelez les secours. Ne les jetez SURTOUT PAS sous une douche froide (risque de choc thermique ou noyade).
Meth/Tina + Douleur thoraciqueCrise cardiaque / Accident cardiovasculaireAppelez les secours. Gardez la personne immobile et au calme. Ne donnez aucun stimulant.
Poppers + Viagra/CialisChute de tension sévère, malaise vagal, évanouissementAllongez la personne à plat, surélevez ses jambes. Desserrez tout vêtement serré, équipement fétichiste ou harnais. Appelez les secours si elle ne reprend pas connaissance d'ici 1 à 2 minutes.
Stimulants (Coke, Cathinones) + SurchauffeHyperthermie / Coup de chaleur mortelRefroidissez la victime (retirez les vêtements, appliquez des linges humides ou de l'eau fraîche sur la peau). Appelez les secours.

Après l'urgence

  • Vous avez eu raison d'appeler à l'aide. Peu importe la suite des événements, vous avez pris la décision d'agir pour sauver une vie.
  • Si vos plans chemsex dégénèrent régulièrement, il est peut-être temps d'en parler à un pro (association de Réduction des Risques, CAARUD, CSAPA, ou clinique de santé sexuelle). C'est 100 % confidentiel et sans jugement.

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